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Médiathèque Départementale de la Haute-Garonne

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Blog musical

Pascal Comelade – Musique ? Vous avez dit musique ?

À l’occasion de la sortie d’un roboratif coffret rétrospectif (Rocanrolorama 1974-2016, Because Music), replongez-vous avec joie dans la mirifique discographie de l’iconoclaste compositeur et musicien catalan, maître des musiques lunaires et entêtantes, des instruments jouets et des titres en forme de calembours multilingues. De ses plus récents travaux à sa production du début des années 90 (après des années d’expérimentation plus électronique et abrasive), remontez ainsi le fleuve du temps, pour flâner dans les méandres ou – qui sait ! – découvrir la source de ce tintamarre au pays de l’or bleu au bout des doigts, ou quelque chose comme ça…

Les œuvres de Pascal Comelade (disques solo, en groupe, musiques de films, livre…) sur le catalogue de la MD31

Marie-Hélène Berthomieu & Cyrille Blanc

Musique classique et contemporaine

 

 

   

Guillaume Perret. Heavy dance

"Conçu comme une musique de film, Free se veut un parcours libre au travers différents paysages, différentes émotions", prévient le saxophoniste. Pour ce solo, il choisit de se démultiplier sur l'instrument, grâce au dispositif mis en place, mais aussi au fil des pistes, où il varie les plaisirs. Guillaume donne un coup de pied dans la fourmilière du jazz, en explorant le son, qu'il distord, si bien que l'on pourrait croire que tout ceci tient de la programmation, or tout est joué en temps réel.

Muriel Labat

Jazz et musique afro-américaine

 

 

   

Les Francs tireurs de la chanson française

Le label Lithium a bouleversé les habitudes musicales françaises. Cette structure anticonformiste et artisanale aura révélé le chant diaphane de Dominique A, les monologues hérissés de larsens de Diabologum et l’aridité paisible de Mendelson. Après plus de dix ans d'existence Lithium cesse ses activités en 2004.
Ce travail de défrichage se prolonge aujourd'hui avec le label Ici d'ailleurs qui propose un catalogue hétéroclite avec des artistes aussi variés que Yann Tiersen, Arnaud Michniak, Bästard, Rodolphe Burger, Olivier Cadiot, Chapelier Fou, Dominique Petitgand, Gontard!, Julien Ribot, Matt Elliott, Mendelson, Michel Cloup Duo, Nonstop, Programme, The Married Monk, GaBLé ou encore EZ3kiel.

Frédéric Roman

Chanson francophone

 

 

   

Piano Ballads #6 : Cat Power – Names

 

Une voix à la fêlure sans pareille, quelques accords et arpèges de piano simples et répétitifs pour unique accompagnement, et cette éprouvante liste d’enfants et de camarades abusés et perdus de vue égrainée au fil des souvenirs : tout l’art fragile et poignant de l’immense chanteuse américaine de folk Chan Marshall est ramassé dans ce titre, extrait de l’excellent You Are Free (Matador, 2003). Une des chansons les plus tristes jamais écrites…

Cyrille Blanc

Rock et variétés internationales

 

 

   

Pascal Comelade – Rocanrolorama

Pascal Comelade, artiste underground comme il se qualifie lui-même occupe depuis plus de quarante ans une place à part dans le paysage musical. La parution, fin 2016 du coffret-anthologie Rocanrolorama est l’occasion de revenir sur un parcours artistique qui mêle différentes musiques : de la variété à l’expérimental en passant par le rock au gré de ses multiples inspirations.

Marie-Hélène Berthomieu

Musique classique et contemporaine

 

 

   

Roscoe Holcomb – Un diamant dans les mines de charbon

Découvert par John Cohen (musicologue et photographe) dans les Appalaches à la fin des années 50, Roscoe Holcomb aurait pu ne jamais quitter son Kentucky natal. Mineur dans une mine charbon et aussi fermier il enregistre son premier disque à l âge de 47 ans. Joueur de banjo, guitariste et chanteur, son style country, bluegrass vous prend immédiatement aux tripes, une musique sortie tout droit d’un passé ancien ressurgit le temps de quelques enregistrements audio et vidéos.

Cyrille Blanc

Rock et variétés internationales

 

 

   

Lawrence Arabia – Un orfèvre de la pop néo-zélandaise

Déjà présenté ici, dans notre série Pur délice pop, pour son fabuleux titre Apple Pie Bed (vainqueur en 2009 de l'APRA Silver Scroll Award, l'équivalent néo-zélandais de la Meilleure chanson de l'année) le longiligne et pince-sans-rire songwriter kiwi méritait un coup de projecteur plus conséquent sur l'ensemble de son œuvre délicieusement pop. Ayant accompagné un temps en tournée ses compatriotes Ruby Suns et The Phoenix Foundation, il a sorti en 2006 un très prometteur album avec son groupe The Reduction Agents, puis a poursuivi avec quatre opus en solo, dont le dernier en date Absolute Truth (Flying Nun records, 2016) est encore une grande réussite dans le registre "mélodie solaire + décontraction = jacuzzi musical". À savourer sans modération...

Cyrille Blanc

Rock et variétés internationales

 

 

   

Tigana Santana – Le lien entre Afrique et Brésil

 

Le brésilien Tiganá Santana vit sur la canopée, survolant la jungle des afro-sambas découverte il y a 40 ans par Baden Powell et Vinícius de Moraes. Tiganá Santana recherche ses racines africaines : il chante dans des langues tribales. Les rythmes, les voix cabossées et les instruments traditionnels africains insufflent une nouvelle vie à sa musique, toujours pensive, éolienne et acoustique, mais plus ample encore. Ainsi "There Is a Balm in Gilead" devient un chant a capella spirituel que Tiganá Santana et Céu métamorphosent en prière délicate adressée aux divinités zen et vaudoues.

Luis Lara Amor

Musique du monde

 

 

   

1967, l’année miraculeuse de la pop music – 1ère partie (janvier-février)

Il y a des années comme ça, qui sont marquées au sceau de la grandeur et de l'exception. Ainsi cinquante ans ont passé, et 1967 brille toujours de mille feux dans le ciel de la pop. Telle l'Étoile du berger – ou une comète immobile – elle nous ramène vers une source pure, ce moment décisif de l'histoire de la musique populaire où tout fut possible. Nous reviendrons donc régulièrement sur ce millésime d’une richesse inégalée – qui ne vit en effet pas se passer une semaine ni un mois sans qu'un nouveau chef-d'œuvre pop ou qu'un nouveau groupe génial ne fasse irruption sur les ondes – en vous proposant en guise de bande-son un florilège de titres marquants, présentés de manière chronologique, et accompagnés de repères discographiques et d’actualité pour mieux se replonger dans le contexte musical et socio-culturel particulièrement dense de l’époque.

 

ACTUALITÉS : 14 janvier Human Be-In, au Golden Gate Park de San Francisco, avec Allen Ginsberg, Moby Grape, Jefferson Airplane, Grateful Dead…, un des premiers grands rassemblements de la contre-culture américaine. 30 janvier – Les Beatles tournent les clips promotionnels psychédéliques de leur prochain single Strawberry Fields Forever/Penny Lane au Knole Park à Seven Oaks. 12 février – Descente de police au domicile de Keith Richards, où de la drogue est trouvée. Avec Mick Jagger et le galeriste Robert Fraser, il sera inculpé pour possession illégale de stupéfiants.

DISCOGRAPHIE (albums uniquement) : The Doors / THE DOORS ; Between The Buttons / THE ROLLING STONES ; Mellow Yellow / DONOVAN ; Walk Away Renee – Pretty Ballerina / THE LEFT BANKE ; Surrealistic Pillow / JEFFERSON AIRPLANE ; Da Capo / LOVE ; Younger Than Yesterday / THE BYRDS

 

Si 1967 n’est pas l’année politique que le millésime suivant incarnera, on la découvre rapidement en prise directe avec les mouvements et les élans de la société, en particulier ceux des jeunes générations. Leurs revendications culturelles et morales, ainsi que leurs modes de vies décomplexés trouvent un écho immédiat dans la musique de l’époque, voire y puisent leur substance.
Ainsi, Buffalo Sprinfgield sort peu après le Jour de l’An son fameux single For What It’s Worth, titre aux guitares lancinantes et à l’atmosphère intrigante, inspiré de manifestations contre la guerre du Vietnam qui se sont déroulées sur le Sunset Strip de Los Angeles à l’automne précédent. Mais à cette conscience politique déjà bien ancrée depuis le début de la décennie se mêlent l’enthousiasme et la candeur typiques de l’aire du Verseau (avec l’éclaboussant Happy Together aux cuivres et aux chœurs enjoués, dans la veine du grandiose Good Vibrations des Beach Boys paru l’automne précédent, avec qui il partage ce va-et-vient entre mélodie rêveuse des couplets et rythmique euphorique du refrain ; ou encore le très surréaliste At The Zoo de Simon & Garfunkel, qui imaginent une délirante journée passée dans un jardin zoologique où les animaux eux aussi se rebellent !). De même les allusions à peine déguisées à l’exploration de la psyché au moyen de drogues hallucinogènes, comme le LSD, sont légion : pour preuve le cultissime My Friend Jack de The Smoke (qui "gobe des morceaux de sucre" le faisant "voyager autour du monde", et qui sera évidemment censuré par les radios anglaises et américaines), le Mind Gardens des Byrds, ou la référence faite par Jefferson Airplane à Alice au Pays des Merveilles (qui, comme chacun le sait, grandit et rétrécit au gré de l’absorption de champignons et autres substances !!).
Et pour rendre compte de ces effets psychotropes, et d’une ambition musicale décuplée, l’innovation est de rigueur : au niveau des textures (fort effet de ‘delay’ sur la guitare de My Friend Jack, bandes passées à l’envers servant de fond sonore au très atonal Mind Gardens…), des arrangements (la flûte baroque de l’énigmatique Ruby Tuesday des Rolling Stones, le dépouillement jazzy du Mellow Yellow de Donovan…) et des formes (clin d’œil appuyé au Boléro de Ravel pour le White Rabbit de Jefferson Airplane, emprunt à l’art de la fugue de Bach, aussi bien dans le solo de trompette piccolo de Penny Lane que dans la partie d’introduction jouée à l’orgue sur Light My Fire, qui offre en outre une formidable partie instrumentale, coupée lors de sa publication en 45T, où l’organiste Ray Manzarek et le guitariste Robby Krieger prennent chacun leur solo comme de véritables musiciens de jazz). Un premier et fascinant feu d’artifice, qui en annonce bien d’autres…

1967, l’année pop – une biblio-discographie générale (documents disponibles sur le catalogue de la MD31)

 

Cyrille Blanc

Rock et variétés internationales

 

 

   

Gren Semé – Culture maloya et récolte d’éloges

À la Réunion, Grèn Sémé groupe venu du maloya, s'ouvre à une musique moderne, électrique et les arrangements électroniques. Au sein du quintet, le songwriter Carlo de Sacco plaide pour un maloya "évolutif" : des chansons poèmes franco-créoles, épicées de slam et d'effluves cubains, où le hochet kayamb et l'arc bobre tissent avec le piano et la basse des climats tour à tour jazz, rock et électro... De quoi glaner les hommages aussi bien en métropole qu'à la Réunion (prix Alain Peters 2012 au Sakifo).

Luis Lara Amor

Musique du monde

 

 

   

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